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Emmanuel Macron se prend pour le président des évêques et oublie qu’il est le président de la République !

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 10 avril 2018

Emmanuel Macron a affirmé devant la conférence des évêques de France réunie le 9avril 2018 que «Le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, il nous incombe de le réparer ». Cette déclaration est effarante.

Depuis 1905, il n’y a pas de lien à réparer. La laïcité garantit la liberté de conscience et place le choix religieux dans la sphère privée de chaque individu.

Emmanuel Macron se prend pour le président des évêques et oublie qu’il est le président de la République !

Aux Bernardins, il en a même oublié ce principe de base républicain : la seule communauté que reconnaît la République au delà des appartenances religieuses ou philosophiques qui relèvent du choix individuel, c’est la communauté des citoyens.

Au moment où la laïcité est mise en cause par le président de la République, le MRC réaffirme son attachement à ce principe fondamental et à la loi de 1905 qui ne doit pas être modifiée parce qu’il garantit l’accomplissement de l’article 1er de la constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ».

Faudot 2017 – Communiqué suite à la décision du conseil d’état

La décision du Conseil d’Etat d’invalider l’arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet témoigne d’une chose : l’Etat de droit fonctionne et l’arbitraire n’a pas sa place en République.

Ce jugement rendu par la plus haute juridiction administrative est logique : cet arrêté était très mal rédigé en invoquant maladroitement la laïcité et des troubles à l’ordre public insuffisamment justifiés. La loi ne peut pas interdire tout ce qu’on désapprouve.

Une décision de justice ne referme pas pour autant le débat politique. La burqa – comme sa version balnéaire, le burkini, sont le symbole d’une offensive religieuse et culturelle qui assujettit les femmes. C’est cette discrimination-là qui menace aujourd’hui notre République, avant toutes les autres.

La France doit affirmer son modèle républicain qui ne peut s’accommoder de cette oppression. Ceux qui comprennent la laïcité comme une tolérance molle sont des alliés objectifs de tous les obscurantistes.

Brexit : un vote sans appel

Communiqué de Ladislas Polski, secrétaire national aux relations européennes et internationales, vendredi 24 juin 2016.

Le vote, qui semble sans appel, du peuple britannique en faveur de la sortie de son pays de l’Union européenne, est une nouvelle secousse après laquelle il ne faut pas continuer de faire comme si de rien n’était.

Bien sûr, la Grande-Bretagne a toujours occupé une place à part au sein de l’Union européenne. Mais la sortie de l’Union d’une nation de cette envergure continue de révéler une crise européenne qui oblige à un changement de cap.

La question européenne doit être au centre du débat public à l’occasion de l’élection présidentielle.

C’est le non respect par le président Hollande de son engagement numéro 1 en 2012, celui de renégocier les traités européens, qui est la tâche originelle de son quinquennat, à la source de tous les renoncements et de toutes les décisions destinées à satisfaire aux exigences de la commission européenne et de l’Allemagne, au premier rang desquelles l’obsession de rigueur budgétaire entièrement dévouée à la stabilité monétaire mais délétère pour l’investissement public.

Il est temps de revoir la construction européenne et de lui donner une géométrie variable où chaque nation puisse trouver sa place en fonction des intérêts de ses peuples.

Le Mouvement Républicain et Citoyen fera entendre pour l’élection présidentielle la voix spécifique qu’il porte depuis de nombreuses années pour une réorientation de la construction européenne vers une Europe des nations.